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Recruter des travailleurs spécialisés à l'étranger


11 janvier 2006
La situation démographique des pays industrialisés est alarmante et c’est le cas à Québec avec un taux de natalité de 1,4 enfant. Le vieillissement de la population est un problème criant également.

Contrairement aux baby-boomers, la nouvelle génération de travailleurs perçoit le travail comme un moyen et non une fin en soi. À ce titre, il y a fort à parier que les gestionnaires en ressources humaines devront mettre en place de nouveaux programmes d’organisation du travail pour favoriser la conciliation travail-famille, la retraite progressive et la mise en œuvre d’horaires de travail atypiques. Il en découlera forcément une accentuation de la pénurie de main-d’œuvre spécialisée et qualifiée.

À court et moyen termes, l’immigration temporaire et permanente de travailleurs qualifiés et spécialisés s’avère la seule avenue viable pour réagir à la pénurie de main-d’œuvre prévue et ainsi favoriser la croissance et la prospérité économiques de Québec. Ce faisant, il est impératif que les entreprises de la région se dotent de politiques proactives de dotation des emplois spécialisés, en ajoutant à leur stratégie le recrutement à l’étranger. De nombreux outils législatifs et réglementaires permettent une telle mobilité pour confier un poste à un travailleur étranger qualifié, s’il y a pénurie et qu’on ne peut trouver preneur pour un tel poste ici au Canada.
 
Par ailleurs, le Canada a ratifié de nombreux accords internationaux bilatéraux et multilatéraux facilitant une mobilité de la main-d’œuvre, tels l’ALENA, l’Accord général sur le commerce des services ou l’Accord de libre-échange Canada-Chili. Ces outils doivent être connus et utilisés davantage par les acteurs socioéconomiques de Québec. La plus grande présence de travailleurs étrangers saura favoriser le transfert d’expertise, de connaissances et compétences.
 
En somme, nos entreprises demeureront et deviendront davantage concurrentielles. Dès lors, le salarié recruté et arrivé à Québec, l’État pourrait certes favoriser et participer, avec l’employeur, à son intégration et en lui fournissant les outils adéquats, notamment en francisation. Voilà une solution innovatrice dont la mise en œuvre ne réside pas uniquement dans la « main invisible » du politique, mais surtout dans l’action concrète et proactive des acteurs socio-économiques de Québec.

 

Auteur : Pierre-Étienne Morand, diplômé en droit de l'Université McGill

Source : Le Soleil, le mardi 27 décembre 2005





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